Séverine LECUYER coaching - par exemple.
Révéler, édifier, grandir, embellir, refléter, éblouir, devenir. - DE L' ACCOMPAGNEMENT DE PARCOURS  A LA MÉDIATION PEDAGOGIQUE

Xavier Bertrand, Severine Lecuyer et Jean Michel Moriola fonction de la communication est, avant toute autre chose, de se faire comprendre !
je ne vous le dirais jamais assez:
en communication, c'est 7% de mots, 80 de gestes et 13% de ressenti.
Pour comprendre ce qui est essentiel pour nous! En effet, nous filtrons par nos 5 sens ce qui nous est utile.
c'est la raison pour laquelle plus notre message est positif et clair, et plus nous sommes simplement et largement compris.





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Les débats de la matinale A. Montebourg - X. Bertrand
Suite du débat de la matinale dans le 7/9 avec Xavier Bertrand le Ministre du travail et de la Santé et Arnaud Montebourg, Député de Saône-et-Loire (8h40 - 14 février 2012).Vous pouvez retrouver tou...
Dans l'exemple choisi ici, nous sommes face à deux façons d'échanger bien différentes.
A. Montebourg, dans le contenu, utilise un ton moralisateur et faussement offusqué.
Il a le tord de confondre explication et incrimination pour justifier le contenu de son discours.
Il se pose en sauveur (ou du moins le candidat qu'il défend). Se revendiquant économiste, il semble vouloir "PLAIDER" en usant d'arguments qui le desservent, puisque son corps ne dit pas la même chose.
L'agitation, option " cours de maternelle" qui semble teinter cette campagne présidentielle, accroit le désintérêt des électeurs et donne du poids aux partis plus à l’extrême.
Par exemple, il regarde surtout P. Cohen, comme pour le persuader de la légitimité de ses propos, les yeux écarquillés. Il surjoue une émotion d'outrage, agitant les bras, d'abord le droit puis le gauche, mais la position des doigts ramène toujours à lui la légitimité de la posture de sauveur.
Lorsqu'il parle de M. Lelouche, il pointe la main en direction de X. Bertrand et la ramène vers lui, le point fermé, comme s'il venait d'attraper une information essentiel. 
Le contenu du discours devient alors orienté vers une piste" peau de banane", laissant sous entendre que le pouvoir en place ressemble plus à la "Firme" de Sydney Pollack que dans une action de travail.
Je ne sais pas s'il a eu une carrière de proviseur, mais le jeu des lunettes à la façon Eva Joly, invite davantage au rire qu'à la crédibilité du message important qu'il s’apprête à livrer . Cependant, il n'offre aucune information novatrice qui n'ait déjà été exploitée par l'ensemble des candidats.
5:08/19: 06 - lorsqu'il parle " des investissements financés par les recettes des ménages, les familles vont pouvoir retirer de ces investissements privés, avec l'aide du public"
il emploie un registre de vocabulaire assez flou et imprécis, auquel il joint un geste qui me semble malheureux.
 Sur le mot" recette", qu'il appuie fortement, c'est vers lui qu'il ramène la main pour la ré-ouvrir vers l’extérieur sur la partie " avec l'aide du public".
Il vient d'envoyer une information contraire à sa plaidoirie. Il sert sa cause et pas celle du peuple. Il envoie des informations vers des ménages qui peuvent épargner et qui ont donc des revenus suffisants mais combien de personnes cela touche-t-il?
les ménages qui ne se sentent pas concernés par ce programmes entendront des mots, des sons de contraintes économiques supplémentaires. Les besoins premiers de ces derniers ne sont pas solutionnés, donc restent, à leurs oreilles, sans intérêt.
On sent bien dans l'échange des deux hommes que la tension règne. Pourtant, si le sur-jeu tente la déstabilisation de l'autre grâce au feed back, ce dernier sera perçu par l'auditeur en réalité, plus que par l'adversaire politique.
X. Bertrand a un discours pédagogue. Il explique clairement le message qu'il souhaite faire passer.  A l'inverse d'A. Montebourg, il regarde aussi bien le journaliste que son interlocuteur. Il a l'habitude de parler simplement pour être audible part un grand nombre de personnes.
Sa capacité à recadrer l'information à sa juste place et de facilité l'échange sont de réelles atouts pour vulgariser  le discours.
cependant, attention à la répétition des mots qui alourdissent le contenu à défaut de le mettre en lumière.
 A bannir donc!
Autre aspect qui dessert fortement le contenu du message émis :
une information pédagogique valorise toujours celui qui énonce puisqu'il est placé en "sachant". Il n'y a aucun intérêt à couper celui-ci pour se mettre individuellement en avant. Des termes comme " d'ailleurs moi-même, je disais que...." ou " je le dis et très clairement,(...) et d'ailleurs, rappelez-vous, ça ne date pas d'aujourd'hui......" ou encore "et ce n'est pas moi seulement qui le dit" brise le rythme de l'intérêt de ce dernier.
Les tacles bas, même sous entendu, montrent que notre discours est creux et non étayée dans le fond. L’éclairage se porte d'avantage sur les erreurs des autres pour cacher les siens, plus importants bien souvent.